Mois : juillet 2017

 

Acheter son matériel de rando sans se tromper

S’il y a bien un domaine où débutants et confirmés se plantent souvent c’est bien quand il s’agit d’acheter son matériel de rando sans se tromper. En effet feuilleter les catalogues (ou les sites) fait rêver… et les commerçants l’ont bien compris.

Je ne vais pas vous dire quel est le produit qui vous convient, mais on va essayer de se donner une méthode qui maximisera chaque euro dépensé! Et parfois la meilleure solution sera de ne rien dépenser! 😉

De quoi ai-je besoin?

La toute première chose est de définir ses besoins selon votre profil. Êtes vous randonneur régulier, adepte du « glamping »,…? Avant de regarder ce que les magasins peuvent vous proposer réfléchissez d’abord à l’objet que vous voulez : c’est souvent celui qui vous conviendra.

Si j’emballe mes aliments dans du papier alu… ai-je vraiment besoin d’une grille?

Dans le cas de l’achat d’un outil en particulier définissez ce que vous attendez et ne vous perdez pas dans les rayons des magasins 😉

Il existe cependant quelques points récurrents que l’on va aborder ici.

Le poids

S’il est une donnée essentielle c’est bien celle là. Traquez le moindre gramme superflu mais ne tombez pas dans l’excès. Si investir 100€ de plus dans un sac de couchage peut vous faire gagner 1000 gr (10 gr/€), dépenser 20€ dans des couverts en titane à 15gr au lieu de couverts en plastique à 5€ qui pèsent 30gr n’est plus du tout un calcul gagnant (1gr/€).

Faites également attention au fait qu’un matériel ultra léger est souvent plus fragile que sa version lourde mais rustique. Si votre truc c’est de passer à travers tout, évitez les ponchos légers et investissez dans la bâche d’armée 😉

Restez attentifs et cherchez le meilleur profit!

L’utilité

Un objet doit répondre à une fonction, voire plusieurs, pas vous en créer. C’est le grand danger d’aller flâner dans les magasins… on finit par se créer des besoins. Restez sur vos gardes et ne cédez pas! 😉

Un objet qui peut servir à plusieurs choses est un objet qui vous permet d’économiser l’achat et le portage de plusieurs objets. C’est loin d’être négligeable!

Attention cependant à ne pas tomber dans l’excès type couteau-suisse où on ne se sert au final que de quelques fonctions en portant les autres pour rien… juste au cas où…

Couper la viande ou utiliser la fourchette… je peux faire l’un ou l’autre mais pas les deux…

 

Les meilleurs outils polyvalents sont aussi les plus simple : un poncho-tarp, une hachette qui peut aussi servir à planter les sardines, un bout de corde,…

De plus un objet simple sera souvent plus solide que sa version high-tech.

Détournez des objets, quittez les magasins spécialisés

Les commerçants sont très fort c’est pour nous vendre à prix fort des objets qu’on trouve à petit prix ailleurs juste en y apposant un logo ou un joli paquet…

On trouve des choses très bien dans les magasins de bricolage et d’articles ménagers. Soyez inventifs et gardez l’œil ouvert!

Vous n’y trouverez peut-être pas l’article qui correspondra à 100% de vos besoin mais vous l’aurez à la moitié du prix.

Les gadgets

Fuyez!! 😀

L’empreinte écologique

C’est un point plus personnel mais je trouve qu’il est utile de réfléchir à notre consommation en terme d’empreinte écologique. Voici un exemple de ma réflexion.

Pour allumer un feu on dispose « en gros » de 5 ou 6 solutions :

  • Briquet jetable
  • Briquet type zippo
  • Firesteel
  • Briquet à silex
  • Marcassite
  • Bois frottés l’un contre l’autre

J’élimine tout de suite le briquet jetable, car c’est jetable, en plastique et basé sur les énergies fossiles. Le zippo étant durable (même s’il coute plus cher à produire) c’est déjà un peu mieux. C’est mon choix numéro 2

Le Firesteel est en magnésium, métal plus ou moins rare sur terre, s’use assez rapidement… La différence avec le zippo ne doit pas être énorme d’un point de vue écologique.

Le briquet à silex c’est pour moi un très bon système. Fer, carbone et silice… quasiment les 3 éléments les plus présents dans notre croute terrestre. Pas difficile à utiliser, dure au moins une vie… C’est mon choix numéro 1

La marcassite, aucune empreinte, mais la marcassite est difficile à dénicher, s’oxyde rapidement et s’use assez vite.

Frotter deux bois l’un contre l’autre. L’idéal : le matériaux est disponible partout et gratuitement, renouvelable et consomme du CO2 pour pousser… la solution écologique par excellence! Par contre la technique n’est pas évidente à maîtriser, plutôt encombrante à transporter, sensible à l’humidité. Peut-être mon futur choix numéro 1 une fois suffisamment maîtrisé, qui sait 😉

Savoir lire une carte : ça remplace un GPS et ça ne pèse et ne coute rien…

Privilégiez également les fibres naturelles, même si je dois bien l’avouer les fibres synthétiques ont plus d’un atout : prix, poids, polyvalence… Mettez y donc le prix pour être certain de ne pas avoir à en changer trop souvent!

Conclusion

Pour résumer voici les quelques points importants :

  • Le poids
  • La polyvalence
  • La simplicité/solidité
  • L’empreinte écologique

Attention à garder un certain équilibre, tout excès dans une caractéristique se fait au détriment des autres.

Et oubliez les slogans : basez vous uniquement sur les caractéristiques du produits, pas sur l’image qu’il représente! Avoir des grandes marques ou des produits high tech ne feront pas de vous un meilleur randonneur!

Sachez également qu’une compétence ne vous coute rien, l’outil pour la remplacer si!